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Hommage aux Victimes des Essais Nucléaires Français en Algérie DZ N° 004.10 Le 10 février 2010

Hommage aux victimes des essais nucléaires Français en Algérie  DZ N° 004.10 Le 10 février 2010









210 essais nucléaires français au total ont été menés entre 1960 et 1996, d'abord dans le désert algérien puis en Polynésie française, d'une puissance cumulée d'environ 13 mégatonnes, impliquant officiellement environ 150 000 civils et militaires :

de 1960 à 1961 : 4 essais aériens à Reggane ;
de 1961 à 1966 : 13 essais souterrains à In Ecker ;
de 1966 à 1974 : 46 essais aériens à Moruroa et Fangataufa ;
de 1975 à 1996 : 147 essais souterrains dans les sous-sols et sous les lagons des atolls de Mururoa et Fangataufa.
Depuis la signature, en 1996, du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE), la France s'est engagée à ne plus jamais réaliser d'autres essais nucléaires. Depuis, les essais nucléaires sont effectués à l'aide de simulations et d'expériences de fissions et fusions à très petite

Il y a cinquante deus ans, au plus fort de la lutte de Libération en 1960, la France procédait à des essais nucléaires en Algérie. Il y a seulement quelques mois, fidèle à sa tradition qui consiste à persister dans ce qu’elle croit être le droit et l’honneur, la France tourne le dos à son passé, qui ne fut pas sans ombre aussi bien vis-à-vis de ses militaires qui furent, comme ils le disent, des cobayes sacrifiés sur l’autel du prestige de la France comme puissance nucléaire mais aussi et dans le même temps, la destruction de la vie sur un territoire de manoeuvre et cela sans aucun remord ni regret et encore moins de repentir avec des partenaires qui persistent quant aux bienfaits de la colonisation. Parmi ces «bienfaits» qui nous ont été légués, nous allons, cette fois, lever le voile sur un épisode tragique: les essais nucléaires par des scientifiques qui étaient loin de mesurer les conséquences de leurs expériences, jouant de ce fait aux apprentis sorciers avec la vie des autres.
«C’est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, écrit Rabah Beldjenna, que la France a lancé son programme nucléaire avec le fervent désir de concevoir sa propre arme à destruction massive, et de là, obtenir le statut de puissance mondiale aux côtés des USA, de l’Angleterre et de l’ex-URSS. Alors, un Commissariat à l’énergie atomique a été créé par le général de Gaulle, le 8 mai 1945, qui avait pour mission la conception de la bombe atomique. Les essais nucléaires aériens ou souterrains effectués au Sahara ont produit beaucoup de déchets, enfouis seulement à quelques centimètres de profondeur et fait beaucoup de victimes.»(1)
Le premier site d’essais français au Sahara se trouvait à côté de Reggane, dans le Tanezrouf. La base avancée pour le tir était à Hamoudia. Le secteur comportant une population sédentaire notable se trouvait au nord de Reggane et dans la vallée du Touat. C’est là qu’ont eu lieu les quatre premiers tirs atmosphériques du 13 février 1960 au 25 avril 1961. Outre dans tout le Sahara algérien, les retombées radioactives ont été enregistrées jusqu’à plus de 3000km du site (Ouagadougou, Bamako, Abidjan, Dakar, Khartoum, etc.).De nombreux accidents
Les six premiers tests – dont quatre dans l’atmosphère – ont eu lieu à l’époque de l’Algérie française. Mais, lors des accords d’Evian mettant fin à la guerre d’Algérie, le 18 mars 1962, le FLN a accepté, dans le cadre d’«annexes secrètes», que la France puisse utiliser des sites sahariens pour des essais nucléaires, chimiques et balistiques pendant cinq années supplémentaires. Onze essais se sont ainsi déroulés après l’Indépendance du 5 Juillet 1962 et ce, jusqu’en février 1966. En 1967, «les sites ont été rendus aux autorités algériennes après démontage des installations techniques, nettoyage et obturation des galeries», assure le ministère de la Défense.(…) Alors qu’en France les vétérans des essais commencent à faire valoir leurs droits devant les tribunaux, Bruno Barrillot souhaite la mise en place d’un suivi sanitaire des populations locales, comme en Polynésie(2)

Le 7 novembre 1961, la France réalise son premier essai nucléaire souterrain. Mais le 1er mai 1962, lors du deuxième essai souterrain, un nuage radioactif s’est échappé de la galerie de tir à In Ecker, au Sahara. Le tir fut effectué dans une galerie creusée dans une montagne, en forme de spirale, bouchée par du béton armé. Lors de l’explosion, le système d’obturation céda sous la pression. C’est l’accident de Béryl (du nom de code de l’essai). Il y eut rejet de matériaux radioactifs, gaz et des poussières radioactives, à l’extérieur. Les deux ministres présents furent irradiés: Pierre Messmer, ministre des Armées, et Gaston Palewski, ministre de la Recherche, qui mourut d’une leucémie. L’accident de Beryl ne fut pas le seul. D’autres accidents eurent lieu: l’accident Améthyste (30 mars 1963) Lors de cette expérience, il y a eu sortie d’une faible quantité de scories de roches fondues. Un panache contenant des aérosols et des produits gazeux s’est dirigé vers l’Est Sud-Est, et a touché l’oasis d’Idelès, située à 100km, où vivaient 280 habitants. Les accidents Rubis et Jade, lors de l’expérience Rubis, le 20 octobre 1963, une sortie de gaz rares radioactifs et d’iodes s’est produite dans l’heure suivant la réalisation de l’essai, avec formation d’un panache. La contamination a été détectée jusqu’à Tamanrasset. Dans le cas de l’expérimentation Jade, le 30 mai 1965, il est observé une sortie de gaz rares et d’iodes par la galerie.(3)
Réactions : 
Emission Philatélique 2010 8571462069807878090

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